AESH : un rendez-vous constructif.

lundi 4 décembre 2017
par  FSU 03
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M. Vandard, Dasen de l’Allier, accompagné de M.M. Sennepin, IEN ASH, Vial, coordinateur des IEN, Benhara, secrétaire général, ont accueilli ce mercredi 28 novembre 2017 une délégation composée de Nadège Fagnot, AESH et représentante du SNES-FSU, Frédérick Paris, AESH et représentant du SNUIPP-FSU, et Vincent Présumey, secrétaire départemental de la FSU, au château de Bellevue.

D’entrée M.Vandard nous précisé que le dossier des AESH est un dossier important et stratégique pour lui, que nous sommes des personnels très précieux autant pour notre dévouement que pour notre professionnalisme et pour lesquels il faut avoir la plus grande attention, et qu’il se doit de nous soutenir.

M. Sennepin, IEN ASH reprend ensuite toutes les questions que nous lui avions posées lors de notre dernier rendez-vous du 5 Octobre 2017. Il s’est efforcé d’y répondre après avoir consulté les différents services compétents.

Concernant les frais de déplacements : il n’y en a pas pour les contrats CUI – ce que nous regrettons - , par contre au cas par cas il sera mis en place des aménagements d’horaires pour compenser, et dorénavant les personnes en CUI seront sur un seul établissement.
Pour le personnel AESH, les frais sont calculés de la même manière que le service partagé des personnels de l’Education Nationale comme dans le second degré (communes non limitrophes). Nous attendons les critères précis pour être éligible à ces frais de déplacements, c’est ensuite aux AESH de prendre l’initiative d’en faire la demande : faisons le savoir.

Concernant les problèmes liés aux retards d’envoi des fiches de paies : Frédérick Paris souligne que les retards de fiche de paies n’impactent pas seulement le versement des compléments de salaire par Pôle emploi, mais aussi le calcul d’autres prestations sociales comme la prime d’activité par exemple.
M. Vandard confie à M. Benhara la mission d’examiner toutes les possibilités existantes, soit en faisant établir les fiches de paies à temps, soit en prenant contact avec Pôle Emploi et la CAF pour établir des conventions. Le Dasen décide aussi finalement d’aborder ce sujet lors de son prochain rendez-vous avec M. Le Préfet.

Concernant le travail annexe non reconnu (ESS, adaptation, …) : M. Vandard nous explique que ce sujet n’a même pas été pensé au niveau national, il faudra peut-être tout d’abord un cadrage, une décision au niveau académique. Notons que les syndicats de la FSU dans l’Allier sont intervenus plusieurs fois depuis 4 ans sur ces sujets, obtenant même en 2014-2015 une sorte de prime exceptionnelle. Un cadrage national reconnaissant le travail des AESH est nécessaire.

Concernant la subrogation des arrêts maladies (voir nos précédents articles) : il est dans l’état actuel des choses impossible car le Rectorat n’a pas de compte financier pour recevoir les indemnités journalières. La « machine » Education Nationale ne peut pas non plus gérer l’arrêt des salaires comme dans le privé. M. Vandard envisage donc là aussi un échange avec les services de la préfecture pour régler ces problèmes (obligation de rembourser des trop perçus).

Concernant les 60 heures de formation : elle aura lieu en mars/avril pour les nouveaux AESH, M. Sennepin nous explique que bien sûr, c’est un droit. Frédérick Paris lui fait remonter des vœux d’AESH qui ont fait remarquer que lors de cette formation, il serait judicieux d’aborder des thèmes sur les droits et compensations que les AESH peuvent avoir. Vu la précarité des personnels, il serait bien que l’on puisse leur expliquer qu’ils peuvent bénéficier de dispositifs tels que la prime d’activité, les chèques vacances, le Césu, le Pass Education… M. Vandard charge M. Vial de prendre contact avec M. Ducout, assistant social de l’Education Nationale pour faire le point sur ces aides, dont celles existantes au sein même de l’Education nationale, et d’en informer les personnels concernés.
Nous suggérons qu’en plus des 60 heures de formation, ceci puisse être également abordé en réinstaurant les réunions d’informations inter bassins qui avaient été mises en place il y a deux ans et qui permettaient à tous les personnels de se rencontrer, et de connaître leurs droits et devoirs. Cette demande est approuvée par nos interlocuteurs qui doivent les mettre en place dans les semaines à venir.

Concernant les entretiens professionnels
des 1eres et 5émes années pour les CDD, ainsi que pour les CDI l’entretien tous les 3 ans pour changer d’échelon : M.Sennepin nous informe qu’ils ont commencé sous sa direction.

Nadège Fagnot a en outre rappelé notre demande de formations de perfectionnement professionnalisantes, comme celles existantes dans le Puy de Dôme, abordant des sujets tels que les postures professionnelles, l’autisme, et permettant des échanges de pratiques…, mises en place avec le GRETA. M. Vandard nous répond que ces formations sont plus que nécessaires et indispensables pour notre profession, et si elles peuvent se faire en collaboration avec le GRETA, c’est qu’un financement académique est possible ; il charge M. SENNEPIN de se renseigner au plus vite sur ce dossier.

Frédérick Paris signale à M. Sennepin la situation de la classe d’Ulis de Pierre Coulon dans laquelle l’AESHco est en congé maternité et n’est pas remplacée, cette classe de 12 élèves comprenant un enfant en attente de place en IME et un autre de soutien SESSAD.
M.Sennepin nous affirme que la situation est sur le point d’être réglée très rapidement avec une conversion d’un service civique en CUI. L’on peut regretter qu’il n’y ait pas de remplaçant AESH. A cette occasion, M. Vandard demande à M. Sennepin d’étudier la faisabilité d’une brigade de remplaçants AESH avec 1 remplaçant par bassin si possible expérimenté, pour pouvoir s’adapter à tous les types de situation de handicap. Nous rappelons que c’est là une revendication ancienne de notre part.

Nous demandons à M. SENNEPIN la possibilité d’avoir un listing des AESH en exercice (comme cela s’était déjà fait à l’été 2015) : la réponse est favorable, pour l’ensemble des organisations syndicales.

Concernant les futurs recrutements de CUI, M. Vandard annonce que les futurs employés seront embauchés par l’inspection et non par les collèges et lycées, simplification importante, ce qu’il a confirmé le lendemain en CTSD.

Enfin, nous demandons un état des lieux des AESH à la date du 28 Novembre :
Il y a 292 AESH dont 152 AESH DSDEN : 97 CDD et 55 CDI
55 AESH co : 45 CDD et 10 CDI
24 AESH mut
61 CUI

Le lendemain en CTSD, il a été précisé qu’il y avait à ce jour 383 élèves notifiés dont :
- 133 pour du matériel,
- 114 en accompagnement mutualisé,
- 269 accompagnés avec des quotas horaires allant de 4 à 35 heures.

Il est convenu de se revoir fin janvier et de revenir à cette occasion sur les questions en suspens. Nous avons senti une vraie volonté de régler les nombreuses questions d’organisation et d’information qui, depuis des années, sont venues s’ajouter à la précarité des AESH et ont souvent empoisonné leurs conditions de travail et de vie, avec des répercussions sur les enfants et les établissements scolaires. La FSU dans l’Allier intervient avec entêtement depuis 2014 sur ces sujets, dont le règlement ne mettrait certes pas fin à la précarité, car il faudrait créer des postes de fonctionnaires titulaires pour assurer comme il convient les missions de service public qu’assument les AESH, mais n’en serait pas moins un « mieux » considérable. Forts de l’impression que l’on avance pour de bon, nous organiserons des réunions départementales d’informations syndicales à partir de fin janvier.


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