Hé oui, cela commence à faire des vagues, et disons le franchement à Mesdames l’IEN de Montluçon 2, la Dasen de l’Allier, la chargée de com’ du Rectorat et la Rectrice : vous l’avez bien cherché !
Qu’est-ce qui a pris, en effet, à Mme l’IEN de Montluçon 2, interrogée par des collègues de Commentry, sur la proposition d’apprendre en classe la chanson de Bernard Lavilliers, Les mains d’or, de se mettre à raconter que bien que cette chanson figure dans la liste labellisée par le ministère d’œuvres adaptées aux programmes scolaires, le fait que son apprentissage permette à des enfants de la chanter dans le cadre d’un concert municipal protestant contre 190 licenciements et la fermeture de l’usine Erasteel à côté de leurs écoles … porterait atteinte à la laïcité et serait du prosélytisme ?!
Qu’est-ce qui a pris, au CSA académique du 2 février, à Mme la Rectrice, interrogée sur cet exploit par la FSU et la CGT, de faire répondre à Mme la Dasen de l’Allier qu’en effet, il y aurait risque de prosélytisme !?
Qu’est-ce qui a pris, à Mme la Dasen de l’Allier questionnée par une journaliste, de laisser la chargé de com’ du Rectorat répondre à sa place en expliquant que le rapport avec la laïcité provient de l’article sur la neutralité de la « charte de la laïcité » (point 11) qui précise que les personnels ne doivent pas mélanger politique et religion avec leurs fonctions, comme si apprendre Les mains d’or dans une ville frappée par un plan de licenciements c’était violer la neutralité politique et religieuse de l’enseignement !?!?
Notons que Mme la Dasen de l’Allier a évité à ce jour toute réponse écrite sur cet épineux sujet : elle n’a pas répondu au courrier commun FSU/CGT/CFDT/SE-UNSA/SUD et c’est la chargée de com’ du Rectorat qui a répondu à la journaliste.
Donc, un article est paru dans l’Humanité (dans lequel s’exprime, entre autres, V. Présumey pour la FSU 03) et, du coup, le sujet circule, étonne et suscite discussion. Soyons clairs et précis : la SEULE atteinte à la neutralité dans cette affaire est le fait de l’IEN, de la Dasen et du Rectorat, qui, non seulement, politisent une activité pédagogique ouverte sur la réalité que vivent les enfants et les familles, mais prétendent interdire de fait une activité scolaire au motif que des enfants pourraient chanter la chanson apprise dans un spectacle municipal, ce qui ne les concerne absolument pas !
La question de la neutralité politique est bel et bien posée : celle de la hiérarchie de l’Education nationale.
Et en plus ceci n’est que le premier épisode de la série : la suite demain !
ALLIER