Nous n’avons pas lieu de nous en réjouir, mais il se passe exactement ce dont nous avions averti les pouvoirs publics le 11 mars dernier : une carte scolaire menée sans aucune concertation avec qui que ce soit et à toute allure, produisant une crise démocratique et politique départementale.
Les instances dites de concertation, avec la disparition de tout groupe de travail en amont, un CDEN mis avant le CSA-SD et donc boycotté, un CSA-SD quitté par la FSU, l’UNSA, la CGT, FO et le SNALC confrontés à la véritable provocation politique consistant à rétablir des fermetures précédemment annulées, des associations d’élus (Maires et Maires ruraux) non consultées ni rencontrées, un préfet donc l’absence est annoncée au CDEN de repli de ce vendredi 10 avril, ces instances subissent une partie de massacre : l’Allier est-il entré dans l’âge de l’ « illibéralisme » ? Tout du moins la DSDEN ?
Pourtant le contenu et la possibilité d’un débat démocratique existe, confrontant des arguments. Radio Bocage et RCF avaient proposé un débat public sur la carte scolaire, ce jeudi 9 avril à 10h, il est annulé, Md. la Dasen ne venant pas.
Sur Ici-Pays d’Auvergne, Md. la Rectrice, après avoir affirmé que des classes à 27-29 élèves en moyenne dans la banlieue clermontoise c’est très bien, affirme que dans l’Allier, tout s’est bien passé. Est-ce bien sérieux ?
La FSU, les organisations syndicales et laïques, avec les élus républicains, ont la responsabilité de préserver le sérieux et le débat. C’est pour cela que nous n’acceptons pas cette carte scolaire, que nous serons rassemblés avec les écoles concernées ce vendredi 10 avril devant le CDEN, ains que le 17 avril où M. le Préfet, qui peut encore revenir sur la carte scolaire à cette date, recevra les parlementaires de l’Allier à ce sujet, et que nous appellerons à poursuivre l’action à la rentrée.
Le député RN de Montluçon, M. Bovet, tente de profiter de la situation. Nous laissons chacun apprécier son visuel ci-dessous. Il ne défend pas les classes qui ferment à la ville, 3 classes à Montluçon et une maternelle à Désertines, seulement « la ruralité », mais sa « ruralité » est étrange : dans notre ruralité réelle, les enfants sont plus variés, et ne disons rien des célèbres moulins à vent des grandes plaines bourbonnaises ! …

ALLIER