La carte scolaire 2026 prévoit à cette date 24 fermetures de classes, avec à la fois de nombreuses fermetures dans les écoles urbaines (4 à Moulins, 4 à Montluçon/Désertines, 3 à Vichy) et 6 fermetures d’écoles avec 2 disparitions de RPI (Réseaux Pédagogiques Intercommunaux) en zones rurales, sans aucune amélioration ni des moyens de remplacement, ni des réseaux d’aide. Les dotations des collèges et des lycées connaissent de graves reculs et les moyens de faire face aux demandes d’inscriptions en SEGPA comme à Moulins n’existent pas à cette heure. C’est une régression départementale qu’aucun argument démographique ne justifie.

Ces mesures sont mises en œuvre selon des modalités sans précédent, par lesquelles toute confiance est rompue et toute concertation sérieuse rendue impossible :

– décision politique de ne réunir à l’avance aucun groupe de travail avec les représentants des personnels,

-rétention des informations pendant toute la période électorale et quatre jours au delà encore,

– non information et non consultation des instances départementales sur les sujets relatifs au second degré,

-mise en avant de chiffres erronés par l’administration envers de nombreuses écoles,

-aucune rencontre ni réponse aux demandes de rencontre avec les associations d’élus, Maires et Maires ruraux.

-décision irrégulière, prise en amont et maintenue, de réunir le 3 avril le CDEN avant le CSA-SD, ce qui a contraint les représentants du personnel au boycott du CDEN,

– décision sans précédent de Md. la Dasen de revenir sur 2 fermetures de classes qu’elle avait annulées (Jean Macé Moulins et Contigny).

-fixation du CDEN de repli au milieu des vacances, avec annonce par avance que M. le Préfet ne s’y rendrait pas.

Tout devient-il possible sauf l’amélioration du service public ?

En résumé : la manière dont la carte scolaire serait imposée dans l’Allier est pire qu’un 49-3, car le 49-3 pour contestable qu’il soit, est un article constitutionnel ! Là, la Dasen et la Préfecture semblent vouloir s’affranchir de toute règle en jouant de l’angoisse des familles, des personnels et des élus, au mépris du service public.

La FSU les a prévenus, dès le 11 mars lors d’un rassemblement où il avait été demandé rendez-vous à M. le Préfet, que l’on allait vers une crise politique départementale en persistant dans ce type de méthodes. Nous y sommes. Il faut revenir sur cette carte scolaire et discuter normalement avec tous les élus comme avec les organisations syndicales. Nous y sommes disposés comme nous l’avons toujours été !