La carte scolaire, de par nos mobilisations, c’est désormais tout au long de l’année, même en juillet !
Acte 1, début juillet, devant le Conseil départemental, M. le préfet de l’Allier, en présence de Md. la Dasen, y est revenu, croyant peut-être clore le dossier, appelant « psychodrames » les mobilisations, s’étonnant qu’on lui dise chaque année que celle-ci est la pire, et entreprenant d’expliquer aux élus que les parents peuvent bien faire de la route pour conduire les enfants à l’école puisqu’ils le font bien pour aller chercher du pain et qu’avec de futurs pôles scolaires concentrés ce sera comme aller à Ikéa ou à Conforama !
Dans la même veine de démission de l’Etat de son rôle de garant de l’accès égal aux services publics, il a appelé les gens à faire du « lobbying » « avec les entreprises » pour le ferroviaire, un sujet que nous allons retrouver ci-dessous vous allez voir …
Acte 2, ce lundi 20 juillet s’est tenu un CSA-D à l’Inspection d’académie, car les représentants du personnel en avaient demandé la convocation mi-juin … La réunion a commencé par la lecture de la déclaration commune FSU/UNSA/CGT s’inquiétant de la théorie des écoles-Ikéa (ci-dessous).
S’est ensuivie une discussion à bâtons rompus, Md. la Dasen, Christine Lauer, expliquant n’avoir rien de nouveau à dire sur les ajustements de rentrée qui constituaient pourtant l’ordre-du-jour annoncé en convocation.
Nous avons alerté sur les effectifs à Emile Zola Montluçon, qui auraient requis la décision, dès juin, d’attribution de moyen provisoire, ainsi que sur Prémilhat, et sur la situation résultant de la liquidation du RPI de Mazirat/Terjat/La Petite Marche, où l’administration voulait aiguiller les enfants sur l’école de Marcillat proclamée « pôles » et découvre avec une étonnante surprise que telle n’est pas l’intention des parents, qui s’orientent plutôt sur le RPI Arpheilles/Saint-Priest/Ronnet/Saint-Genest, ainsi que sur les inscriptions en Ulis à Moulins.
Concernant le second degré, à la suite des questions envoyées en amont par la FSU, nous avons eu le tableau des divisions de collèges, que nous publions ci-dessous, avec les changements suivants effectués en fin d’année : une 3° en plus à Cérilly, une 6° en plus à Jules Vernes Montluçon, une 4° en plus à Jules Ferry Vichy, une 3° en moins à Jaligny, et un saupoudrage de 23 heures : en 6° 4 h. à Anne de Beaujeu, 4 à Bourbon-l’Archambault (à la place de l’ouverture indispensable demandée), 4 à Saint-Yorre, 3 à Doyet, en 4° 6 h. à Saint-Pourçain, et 2h à F.Villon pour classe bilangue.
Questionnée sur les seuils d’ouverture de divisions, le calcul de leur nombre se faisant sur la base de 25 élèves en REP+, 26 en REP, 30 en 6°, 31 pour les autres niveaux, Md. la Dasen a expliqué qu’« un seuil n’est pas une limite », en somme il n’y a plus vraiment de limites, surtout à la hausse : et c’est ainsi que 30 = 31 = 32 = ???
D’autres questions précises de la FSU portaient sur les collèges et les SEGPA que le SNES-FSU diffusera auprès des collègues concernés. Nous avons bien relevé ce propos de Md. la Dasen ; « Le choc des savoirs c’est terminé » – dont acte, cela s’appelle une victoire syndicale des syndicats FSU du second degré.
Acte 3, le ministère a répondu à la demande de recevoir une délégation faite le 18 mai dernier lors de la journée départementale de défense de l’école publique : elle a été reçue ce mercredi 22 juillet.
Elle était composée du député Yannick Monnet, du nouveau président de l’Association des Maires Ruraux Gilles Vernay, maire d’Etroussat, et de Thierry Dumont, président des DDEN, pour le Comité départemental de défense de l’école publique ; Vincent Présumey, syndicaliste FSU, pour le Comité, signataire de la demande, aurait dû être là … mais le retard ferroviaire était tel que ce ne fut pas possible et ça aussi c’est la casse des services publics !

La délégation a eu l’écoute attentive des deux représentants du ministre, manifestement informés de la situation départementale, et sensible aux remarques sur l’absence de concertation durant l’année 2025-2026. Les trois représentants ont contesté la théorie du regroupement des écoles comme condition de réussite, demandé une pluri-annualité de la concertation, une prolongation des moyens provisoires, ouvertement concédés par la précédente Dasen pour fermer l’année suivante, sur trois années, et ont remis, pour M. le Ministre, la Charte Départementale pour l’amélioration et la défense de l’école publique, élaborée par le Comité départemental du même nom.
ALLIER