L’UIMM, c’est l’Union des Industries Métallurgiques et Minières, l’ancien Comité des Forges, matrice historique du MEDEF.

Ce propos – « Commençons peut-être par interdire la lecture de Germinal dans les écoles car ils donnent une image catastrophique de nos industries. Faisons envie » a été, selon La Montagne de ce jeudi 23 avril, tenu hier à Montluçon par le représentant de l’UIMM, François Ligier, invité à s’exprimer devant le président Emmanuel Macron.

Car il était invité à s’exprimer : aucun syndicat de salariés ne l’a été, aucune organisation de défenseurs des services publics et de l’école laïque, réunis le même jour à Tronget : au fait, est-ce nous, ce « ils » anonyme dénoncé par le monsieur de l’UIMM ?

« Nos » industries, comme il dit, donnent en effet une image catastrophique dans l’Allier : 190 licenciements à Erasteel à Commentry, 270 à Bosch à Moulins, deux usines métallurgiques qui n’étaient pas au programme de la visite.

Ainsi donc, ces messieurs, soucieux de leur « image », parlent d’interdire – interdire, interdire, il a bien dit interdire !- certaines lectures à l’école ! Plaisanterie ? Les défenseurs de l’école et du droit à l’instruction ne prennent pas de tels propos, dans de telles circonstances, pour une plaisanterie. Et nous n’oublions pas que tout récemment il a bien été question d’interdire aux enfants de chanter dans le cadre scolaire Les Mains d’or à Commentry.

Donc, cette compulsion patronale à prononcer le mot « interdire » à côté du mot « école », nous en prenons bonne note, et nous avertissons ces messieurs : Les Mains d’or comme Germinal sont et seront enseignés à l’école publique, que ça vous plaise ou non !