Le SNES-FSU du lycée De Staël de Montluçon nous fait savoir que les collègues du lycée ont décidé la grève ce jour là et qu’une délégation viendra à Yzeure à 11h.
Pour le Comité départemental de défense des écoles publiques, la FSU Allier a envoyé à toutes les mairies les message suivant :
Après avoir fait le point sur la carte scolaire (22 fermetures de classes à ce jour) et les réductions de moyens dans les lycées, collèges et Segpa, il a été décidé :
– d’appeler, avec l’engagement de l’AMF et de l’AMR et, pour les personnels, un préavis et un appel intersyndical à la grève, à une journée de défense des écoles et établissements scolaires publics le lundi 18 mai.
– cette journée commencera par des actions autour des écoles que nous appelons à réaliser sur l’ensemble du territoire départemental : les élus municipaux sont donc invités à prendre cette initiative. Selon les situations locales et vos approches respectives, elle peut aller d’un blocage et/.ou occupation effective de l’école sur la journée ou la matinée (dans la bonne humeur et toujours en assurant la sécurité des enfants) à un rassemblement à l’ouverture de l’école, ou à un retard symbolique de son démarrage : l’important est de le faire savoir, d’envoyer un message à l’inspection d’académie, d’informer les médias. Merci de nous envoyer des photos éventuelles (sans les enfants sans accord explicite des parents).
– la journée et se poursuivra par un rassemblement à Moulins à 11h devant la DSDEN (château de Bellevue, Yzeure), où sera présentée, discutée et finalisée notre charte départementale pour le service public de l’éducation, présentant les mesures nécessaires pour le département, base de la poursuite de notre combat. Ensuite, nous casserons la croûte et un rdv sera demandé à la DSDEN. A noter que Md. la Dasen ayant pris sa retraite ce 1° mai, l’intérim est actuellement assuré par le Secrétaire général, M. Libourel.
En outre :
– nous travaillons à réunir une majorité des 2 tiers représentants des personnels, des parents, des élus, pour imposer une reconvocation du CDEN sur la carte scolaire,
– nous demandons un rendez-vous au ministère.
En conclusion, nous vous donnons ci-après de larges extraits des propos du ministre E.Geffray tenus dans La Dépèche de Toulouse du 17 avril, à les apprécier, à noter le contraste qu’ils présentent avec la réalité, et à les faire connaître, notamment à l’occasion de la journée du 18 mai :
« S’il ne faut pas faire de la question des effectifs l’alpha et l’oméga de la réussite scolaire, il faut bien sûr profiter de l’opportunité démographique pour baisser le nombre d’élèves par classe. (…)
Il faudrait qu’on arrive à se rapprocher progressivement de la moyenne de nos pays voisins au cours des prochaines années, autour de 19 élèves par classe. Mais une moyenne ne dit pas tout, car il y a des endroits où on a 8 ou 9 élèves par classe, et d’autres classes à 25, 26, voire parfois 27 élèves. La priorité est donc à la fois de limiter autant que possible les fermetures de classes, et de mettre des effectifs là où nous avons encore des classes très chargées. (…)
D’abord, on ne ferme pas d’école sans l’accord du maire [Vous avez bien lu !] C’est un engagement réaffirmé. Deuxième chose, il est évident que ça n’a pas le même effet de fermer une classe à Paris et de fermer une classe dans un petit village rural parce que d’un côté, j’ai une offre scolaire très dense, et de l’autre non. Le troisième élément, qui est le plus important à mes yeux, c’est qu’il nous faut renouer avec l’idée que l’école est un élément d’aménagement du territoire.
(…) Ce que je souhaite, c’est que nous inversions la logique, pour partir des besoins, de ce que devrait être l’implantation scolaire sur le terrain, pour en déduire après les moyens nécessaires. C’est une vraie révolution. Nous allons sélectionner une quinzaine de départements, à titre expérimental, pour que les acteurs locaux construisent ensemble leur carte scolaire au regard des effectifs et des contraintes de transport, notamment.
(…) Nous devons maintenir l’accessibilité de l’école publique pour tous. C’est précisément pour cette raison que nous devons prendre l’engagement de ne pas être dans une logique purement mathématique sur le maillage territorial. Le sujet, c’est de continuer à faire vivre le contrat social qui existe dans notre pays, selon lequel l’École est un service public de proximité. Si telle école est un élément vital de son territoire, ça implique de la laisser ouverte, même si elle a peu d’élèves. »
Bien cordialement et républicainement à vous,
envoi fait par la FSU pour le Comité départemental de défense des écoles publiques.
ALLIER